Femme Barthelemie GONTARD
Sosa : 2 063
Noble Barthélémie GONTARD , sosa
Née - Savournon, 05165, Hautes Alpes, Provence Alpes Côte d'Azur, France
Décédée le 8 juillet 1686 - Ventavon, 05178, Hautes Alpes, Provence Alpes Côte d'Azur, France
Parents
sosa Jean Antoine GONTARD, baptisé - Ventavon, 05178, Hautes Alpes, Provence Alpes Côte d'Azur, France, décédé, Châtelain royal à Savournon et notaire royal;
Marié avec
sosa Marguerite LAURENT, décédée
Union(s) et enfant(s)
Mariée le 19 juin 1633, Ventavon, 05178, Hautes Alpes, Provence Alpes Côte d'Azur, France, avec sosa Antoine ANDRÉ DE VENTAVON ca 1608-1662 (Parents : sosa Jean ANDRÉ DE VENTAVON ca 1570-/1633 & sosa Claude JANSELME 1575-1633) dont
Homme Pierre ANDRÉ DE VENTAVON †1680 Marié avec Anne ROUX †
Homme Antoine ANDRÉ DE VENTAVON †
Femme Marie ANDRÉ DE VENTAVON †
Homme Jean ANDRÉ DE VENTAVON †1677
Femme sosa Marguerite ANDRÉ DE VENTAVON ca 1634-1716 Mariée vers 1662 avec sosa Antoine CHEVAL 1630-1680/
Homme Jean ANDRÉ DE VENTAVON 1644- Marié avec Dauphine ROUIT †
Jean ANDRÉ DE VENTAVON 1644- Marié avec Jeanne HOULON †/1687
Femme Magdeleine ANDRÉ DE VENTAVON 1647-
Homme Jacques ANDRÉ DE VENTAVON ca 1658-1711 Marié avec Claudine GARCIN ca 1666-1736
Frères et sœurs
Homme Antoine GONTARD † Marié avec Cécile BONNET †
Homme Pierre GONTARD † Marié en 1703, Ventavon, 05178, Hautes Alpes, Provence Alpes Côte d'Azur, France, avec Magdelene GARCIN 1681-
Femme sosa Barthelemie GONTARD †1686 Mariée le 19 juin 1633, Ventavon, 05178, Hautes Alpes, Provence Alpes Côte d'Azur, France, avec sosa Antoine ANDRÉ DE VENTAVON ca 1608-1662
Homme Jean Antoine GONTARD ca 1675-/1724 Marié avec Jeanne ACCARIAS ca 1675-
Homme Jean Pierre GONTARD † Marié avec Madelaine MAFFREN †
Femme Madelaine GONTARD † Mariée avec Dominique TOURTET †
Homme Pierre GONTARD † Marié avec Louise AUBERT †
Grands parents paternels, oncles et tantes
Homme sosa Jacques GONTARD † mariés
Femme sosa Claude LAURENT †
Femme Madeleine GONTARD †
mariés
Homme Antoine GONTARD †
mariés (1632)
Homme sosa Jacques GONTARD † mariés (1600)
Femme Catherine ILLY †
Femme Suzanne GONTARD †
non mariés, sans descendants
Femme Jeanne GONTARD †
mariés
3 enfants
Grands parents maternels, oncles et tantes
Homme sosa Claude LAURENT † mariés
Femme sosa Catherine PEUZIN †
Notes
Notes individuelles
Je le vois comme issu des Notaires (qui ne furent pas que notaires) de Gap, et dont je donne dans cet arbre un mini-arbre établit à partir des
Inventaires des A.D. : peut-être un frère de Jean et de Philibert.
L'Onomastique (méthode chère aux historiens universitaires prosopographes, tel que Settipani), montre la récurrence des prénom "Antoine" et "Jean" dans la descendance de Jacques Gontard, et dans la lignée des notaires de Gap. Ce qui permet de supposer raisonnablement une continuité entre Jean Gontard (+ après 1566), notaire de Gap et notre Jacques. Cela
semble confirmé par le choix du Pouvoir, de faire de Jacques Gontard un châtelain royal de Savournon (voir plus loin). Son fils Antoine est l'un des bienfaiteurs du Chapitre de Gap : le lien avec les instances dirigeantes de Gap est donc confirmé (puisque que le Chapitre y recrutait).
François de Bonne, duc de Lesdiguières devient seigneur de Savournon en
1589. où il ne séjourna jamais. En 1606, lors de la reconnaissance des
droits du duc sur le fief, Jacques Gontard est déjà châtelain, et il le reste en 1608, selon un acte du notaire Louis Almera. Jacques Gontard
réapparait dans des actes de 1612 et 1613.
Il y a là une explication. Le 22/02/1436, un ancien seigneur de Savournon, Raymond d'Agoult avait fait du Dauphin, l'héritier de plusieurs de ses châteaux , dont celui de Savournon (qui n'avaient certainement qu'une vocation purement militaire, placé au sommet d'un pic rocheux dominant le village), et qui se trouva ainsi, dissocié du reste du fief. La nomination du châtelain dépendait du dauphin (puis du roi) et non du seigneur. C'était un acte d'allégeance militaire de la part de Raymond d'Agoult, que de remettre le fort de Savournon au Dauphin, mais non le reste du fief, qui seul rapportait des revenus. les choses étaient -elles restées ainsi à l'époque de Jacques Gontard ?
Les châtelains représentaient sur place le pouvoir central, transmettant les ordres du Dauphin ou du Roi, en faisant respecter les "droits du Roi", les Coutumes votés par les Etats et les droits du seigneur du fief. Ils organisaient aussi la milice et la défense en cas d'attaque.Ils pouvaient aussi juger de différends n'excédant pas soixante sols. Il établissait également le rolle de la Taille (principal impôt de l'époque)dont il était lui-même exempté.
Le seigneur avait aussi ses propres droits de justice : nous savons que
celui de Savournon les faisaient exercer à partir de Gap. A noter que les châtelains (s'ils n'étaient pas choisis parmi les nobles de la région), n'avaient souvent qu'une noblesse de second degrés, qui durait le temps d'exercice de leur fonctions à moins d'être confirmée. Pour ce faire, le pouvoir central pouvait autoriser la succession héréditaire dans la fonction, et au bout souvent de deux générations (conditions remplis par les Gontard), cela aboutissait à un anoblissement de fait. Toutefois, au XVIIème siècle, l'Etat demandait une redevance de confirmation
de 6000 Livres. Mais en Dauphiné, les châtelains étaient souvent choisis dans la petite noblesse de la région, (ce qui fut peut-être le cas pour Jacques Gontard et sa famille). Le Dauphiné restait une région sensible en frontière de la Savoie (indépendante jusqu'au milieu du 19ème siècle), et c'est parce que la fonction militaire devait encore être exercée que le pouvoir choisit encore des nobles pour tenir les places fortes (au contraire d'autres régions plus intérieures, (et plus tranquilles) du royaume).
Le choix d'un Gontard pour tenir le fort de Savournon, implique qu'ils soient déjà connus et référencés comme "fidèle" par le Pouvoir central.
Les seuls Gontard dans ce cas, à proximité, ayant fait leurs preuves, sont alors ceux de la famille anoblie établit à Gap : ils avaient été appréciés lors de la reprise du temporel de l'évêché par le Roi, qui leur avaient octroyé la noblesse, d'après le document officiel notarié de l'hommage (soumission) de l'Evêque de Gap au Roi de France, où ils figurent comme témoins.
Le château ne produisant aucun revenu, ayant très peu de terres en dépendances (sauf cas de seigneurie royal), le châtelain avait donc besoin d'avoir une activité économique principalement juridique (notaire le plus souvent), même s'il touchait aussi une part des amendes qu'il infligeait, en plus de gages versés par le pouvoir central. Ce n'est qu'à partir de l'arrêt du Parlement de Paris de 1666 qu'il fut strictement interdit à un noble d'exercer des activités notariales, même en tant que Notaire Royal. Mais cette décision ne fut pas appliqué partout immédiatement.
Il devint alors peu intéressant d'être châtelain. La fonction perdit peu à peu de son prestige, et l'on voit de nombreux châtelains se plaindre de leurs conditions. De Capitaine-châtelain, on passa au Juge-châtelain, lorsque la paix fut établie à l'intérieur du royaume, révocable comme tout autre fonctionnaire.
Bien entendu, le château ne fut plus le lieu de résidence des châtelains à partir du XVIIème siècle (le vieux château féodal de Savournon était déjà en ruine) : il s'agissait le plus souvent de vieilles forteresses d'Etat devenues incommodes. Les Corvées obligatoires ayant été progressivement supprimées, les bâtiments non entretenus, tournaient progressivement à la ruine, au fil du temps. Les seigneurs de Savournon, eux habitaient le château du bas, qui était une résidence plus sympathique que la ruine sur le piton rocheux), tandis que les Châtelains royaux habitaient en ville.
L'acte de 1608 du notaire Louis Almera, nous apprend également que Jacques Gontard, Châtelain de Savournon, est en plus, "Rentier des droits du seigneur". Que faut-il entendre par "Rentier des droits du seigneur (à entendre sur la seigneurie, et non sur le château dépendant du Roi comme précisé plus haut) : est-ce la personne (une sorte d'intendant) qui
récolte (contre rémunération) taxes et impôts seigneuriaux pour le seigneur , ou est-il usufruitier de ces revenus ?
Un hameau de Savournon porte le nom de Gontard, certainement créé à cette époque, des terres qui sont soit liées au domaine du château, soit acquises et exploitées par des Gontard.
(Voir aussi la fiche de Benoit Gontard pour les armoiries portés par les Gontard de Sury le Comtal en Forez, branche de la présente famille dauphinoise, et dont la description me furent transmises directement par ma grand-mère, en plus de figurés dans les armoriaux officiels de Gras pour le Forez, et de Riestap pour Forez et Dauphiné).
Sources
Personne: "Inventaire sommaire des Archives départementales des Hautes-Alpes", "Dictionnaire historique du Dauphiné par Allard", et "Savournon, de l'âge de la pierre au XXIème siècle, par Georges Illy, Editeur : Municipalité de Savournon, 2001" (à télécharger sur le site de la commune)
Rechercher les actes correspondants
Arbre généalogique (aperçu)
Arbre d'ascendance Arbre de descendance Arbres imprimables
sosa Jean GONTARD ca 1520- sosa XX EPOUSE GONTARD JEAN †
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sosa Jacques GONTARD † sosa Claude LAURENT † sosa Claude LAURENT † sosa Catherine PEUZIN †
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sosa Jean Antoine GONTARD † sosa Marguerite LAURENT †
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sosa Barthelemie GONTARD †1686
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